Vers une écologie intégrale

Là où l’homme est responsable envers le reste de la création confiée à lui-même.

Tout est lié dans notre monde. L’empreinte colossale des activités humaines, par les effets de la civilisation industrielle, a précipité la terre dans une nouvelle ère géologique où tous les écosystèmes sont affectés. Les problèmes nombreux et leurs origines ne sont plus ignorées par personne. Réchauffement climatique, Catastrophes écologiques, extermination accélérée des espèces, sols rendus infertiles, migrations politiques et climatiques de masse, violences des systèmes économiques envers les humains et les écosystèmes, la pollutions et ses conséquences, la déforestation, les ouragans, les inondations, les innombrables incendies dévastateurs… Partout, des perturbations majeures portées à notre civilisation se font ressentir gravement, s’accélèrent et sont le fait en grande partie de notre mode de vie. Dans une culture comme la nôtre où même la consommation du superflu est reine, oserons-nous remettre en cause notre façon de consommer et le principe de croissance qui en découle, cette tumeur économique qui aujourd’hui détruit la planète ? Une « industrialisation verte » ou des lois répressives peuvent-elles vraiment changer le monde ? La situation présente de l’humanité et de la vie sur terre est à tout point de vue alarmante. Les solutions extérieures d’urgence, même légitimes, sont-elles suffisantes à garantir notre avenir ? Les discours politiciens, les marches et les pétitions pour la planète engagées par le peuple peuvent-elles suffire à retourner cette situation et améliorer nos conditions de vie ? Il ne s’agit plus uniquement de masquer ou de changer les choses en surface, mais de mettre en place un mode de vie plus simple en ordre avec la nature, et donc de causer moins de dommages. Dans cette perspective, l’acte politique d’une vie simple et cohérente, à promouvoir, conduirait grandement à réduire les dégâts mais il faut déjà dans ce sens un engagement conscient individuel et solidaire, une volonté ferme et durable pour sauver la vie sur terre.


Extrait de l’interview de Gitta Mallasz par Michel Cazenave dans son film Le Scribe des anges. Le film est disponible sur le site de l’Ina (http://www.ina.fr/video/CPC93002894/g…)

Aujourd’hui, plus que jamais nous sommes dans la faillite accélérée d’une modernité aveugle d’elle-même.

Confrontés à nos douleurs nous cherchons sans cesse les responsables en dehors de nous-même pour ne jamais regarder notre propre responsabilité face aux évènements que nous produisons et subissons avec douleurs. Porter des accusations à l’extérieur ou attendre des autres « qu’ils règlent le problème », est un processus de désengagement, un faux espoir qui voudrait nous dédouaner de notre propre responsabilité envers le gâchis du monde et de la nature que nous engendrons malgré tout. Malheureusement avec cette idée, la division de la société entre coupables et victimes est le pire des scenarios pour la suite de notre histoire car rien de bon ne peut naître dans le conflit.
N’avons-nous pas à nous ressaisir, nous responsabiliser dans un rôle et une attitude étique simplement respectueuse de la vie ? En regard de ce monde créé et porté par la loi universelle d’harmonie qui gère la nature entière où le merveilleux côtoie le naturel, quelle responsabilité d’humain avons-nous vraiment envers cette nature et l’énergie de vie qui la constitue ?
Cette loi universelle d’harmonie qui gouverne la vie, notre vie, n’est pas d’origine humaine et pourtant en tant qu’homme, « expression suprême » de cette loi et résident seulement un temps relatif dans ce monde, nous sommes capable de l’ignorer, de la transgresser et d’en perturber l’évolution à notre guise. Dans nos sociétés modernes, l’égo de l’homme devenu pathologique est un danger pour l’homme, un danger pour l’espèce humaine et ce qui l’entoure. Tout est lié et la vie sur la planète en est donc sévèrement menacée. Ce même « homme évolué » est pourtant le seul porteur de l’avenir de l’humanité et tout  désigné par la création pour décider de la suite de la vie sur terre. Mais pour que cette évolution souhaitée se produise en respect et en accord avec la loi universelle d’harmonie, cet homme ne va t-il va devoir sans tarder se remettre profondément en question dans sa manière de vivre ? Dépasser le pire en lui-même, dans une capacité à se détruire,  pour rejoindre le meilleur en lui-même qui seul sera capable de sauver la vie sur terre. Se ressusciter intérieurement au-dessus de sa condition précédente, plutôt qu’à vouloir toujours plus sans se soucier des conséquences, chercher à Être mieux fruit de sa compassion et responsabilité envers le monde.


Parce qu’en fin de compte la source de nos problèmes c’est nous-mêmes.

Cette évolution attendue par la vie et dont la terre a tant besoin ne se fera pas sans un vrai ressourcement et renversement intérieur de chacun, à travers la conduite d’une vraie responsabilité individuelle et solidaire, une vraie prise de conscience spirituelle. Qui suis-je moi ? Quelle est ma responsabilité de tous les jours à l’égard de ce qui m’entoure dans la vie ? Quelle dépassement à mon échelle individuelle puis-je accomplir dans mon fond intérieur pour que la vie soit respectée et puisse durer sur ma planète ?
L’homme conscient de lui-même et de sa place dans l’univers ne peut pas salir et détruire la terre qui le porte. Il ne peut pas faire de mal, ni à lui-même, ni autour de lui à la création. L’homme conscient de lui-même est profondément « écologique » et reconnaissant. Avec discernement ses actes sont en accord avec la source de vie. Mais cette conscience dans l’unité n’est pas encore spontanément acquise, elle reste à conquérir au demeurant par chacun, chacune, et c’est le propre de tout chemin spirituel que de nous montrer cette route vers la sagesse, car le monde a grand besoin de sagesse. Tout « homme » engagé dans une recherche du meilleur de lui-même est à l’heure de ce réveil évolutif qui le sauvera et sauvera la vie sur terre. Aujourd’hui, AGIR pour la planète et éviter le pire c’est immanquablement oser tenter d’accomplir en soi le meilleur de l’homme. On ne sauvera pas la planète sans sauver l’homme lui-même, par lui-même. Le plus petit geste que je puisse faire pour la sauvegarde de la planète est de me placer d’abord dans les conditions où je puisse rencontrer ma propre harmonie intérieure, alors mes agissements extérieurs ont toutes les chances d’être en symbiose avec la loi universelle d’harmonie et ce nouveau terreau une garantie pour l’avenir.

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